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La génétique médicale en France

Comprendre

Techniques d’analyse génétique

Illustration d'une femme regardant dans un microscope avec un tube de laboratoire à côté d'elle

Lorsque le contexte médical, personnel ou familial évoque une maladie d’origine génétique, un médecin peut être amené à prescrire un examen génétique. Plusieurs méthodes d’analyses peuvent être utilisées.

Illustration d'une femme regardant dans un microscope avec un tube de laboratoire à côté d'elle
pictogramme de flèche allant vers le bas
pictogramme de flèche allant vers le bas

Le plus souvent, une prise de sang pour le patient

Le principe d’un examen génétique est d’analyser le matériel génétique (ADN ou chromosomes) qui se trouve dans vos cellules.

Pictogramme de tubes de laboratoires

Le plus souvent, l’analyse est réalisée par une prise de sang.

Certaines situations particulières nécessitent un autre type de prélèvement comme par exemple :

  • La salive ;
  • Les cellules de la peau ;
  • Les cellules musculaires.
Illustration d'un foetus

Dans le cas d’un diagnostic prénatal (DPN) au cours d’une grossesse, en fonction de la situation et du terme de la grossesse, l’analyse génétique du fœtus peut être réalisée à partir de :

  • Un échantillon de liquide amniotique (liquide dans lequel se trouve le fœtus) ;
  • Un échantillon de cellules du trophoblaste (futur placenta) ;
  • Une prise de sang chez la mère (de l’ADN issu du fœtus circule en petite quantité dans le sang de la mère).

Le prélèvement est transmis à un laboratoire d’analyse spécialisé. L’analyse et la méthode utilisée dépendent de l’indication de la maladie recherchée.

Pictogramme d'un point d'interrogation
Pictogramme d'un point d'interrogation

Où se trouve l'ADN dans le corps humain ?

L’ADN (acide désoxyribonucléique) se situe dans le noyau de chacune des cellules du corps humain. La molécule d’ADN est la base de notre information génétique : elle contient toutes les informations nécessaires au développement et au fonctionnement du corps.


Analyser les chromosomes

Si l’anomalie résulte d’un problème au niveau du chromosome, on parle d’anomalie chromosomique.

Ce type d’anomalies peut notamment être dû à :

Illustration stylisée de chromosomes : deux chromosomes bleus appariés et un chromosome rouge supplémentaire, symbolisant une anomalie chromosomique.

La présence d’un chromosome supplémentaire sur une des paires (trisomie)

Illustration de deux chromosomes côté à côté, dont un grisé représentant l'absence d'un chromosome

L’absence d’un chromosome sur une des paires (monosomie)

Illustration chromosome manquante

La présence ou l’absence d’une partie d’un chromosome seulement

Pour identifier ces anomalies chromosomiques, différentes méthodes d’analyse peuvent être demandées selon l’indication parmi lesquelles :

Illustration d’un caryotype montrant plusieurs paires de chromosomes alignés en grille

Le caryotype consiste à observer l’ensemble des chromosomes constituant le patrimoine génétique d’un individu.

Une étape de culture des cellules est nécessaire (2 à 3 semaines) afin que les chromosomes puissent être observés au microscope au moment où ils se divisent (seul moment où ils sont visibles). On pourra ainsi les classer par paire, et en vérifier le nombre, la forme et la structure.

Chromosome observé à la loupe, représentant une analyse FISH en génétique

L’analyse par FISH est une technique qui permet de voir une zone spécifique d’un chromosome, contrairement au caryotype qui permet de tous les analyser. Elle est proposée lorsque les signes cliniques orientent l’examen génétique vers un chromosome précis.

Le principe de l’analyse par FISH est de rendre fluorescente la zone du (ou des) chromosome(s) que l’on veut observer au microscope. Cet examen est généralement plus rapide et permet de visualiser des anomalies de trop petite taille pour être identifiées sur le caryotype.


Analyser les gènes

Si l’anomalie résulte de la modification d’un gène (ADN), on parle généralement de mutation. Ces mutations peuvent entraîner des dysfonctionnements plus ou moins graves : on parle alors de maladie génique. Dans cette situation, la maladie peut être :

Brin d’ADN avec une étoile rouge indiquant une anomalie génétique unique

Monogénique
La maladie résulte de la mutation d’un seul gène

Brin d’ADN avec plusieurs étoiles rouges symbolisant des anomalies génétiques multiples

Polygénique
La maladie résulte de la mutation de plusieurs gènes

Pour identifier ces mutations, on utilise une méthode de séquençage des gènes.

Double hélice d’ADN à côté de barres colorées avec les lettres G C A T représentant le séquençage de l’ADN

Le principe du séquençage est la lecture du code génétique pour repérer une erreur parmi les gènes (appelée aussi mutation). L’appareil qui permet cette lecture s’appelle un séquenceur.

Contrairement aux chromosomes, l’ADN n’est pas visible au microscope. Une étape préalable est donc nécessaire pour que le séquenceur puisse lire le gène. Elle consiste à reproduire le fragment d’ADN en plusieurs millions de copies identiques (technique dite de PCR (polymerase chain reaction)).

Une fois amplifié, l’ADN peut alors être lu.

Les nouvelles générations de séquenceurs (NGS pour l’anglais new generation sequencing) permettent cette lecture de manière beaucoup plus rapide. Ces techniques sont généralement utilisées pour lire plusieurs gènes en même temps, voire l’ensemble des gènes d’une personne si l’indication le nécessite (on parle alors d’exome). Néanmoins, plus le nombre de gènes séquencés est important, plus le temps d’interprétation sera long.


Analyses mixtes (chromosomes et gènes)

Certaines techniques plus récentes mixent l’approche de cytogénétique (analyses des chromosomes) et de la génétique moléculaire (analyse des gènes).

Deux doubles hélices d’ADN, l’une avec un marqueur rouge d’anomalie et l’autre avec un symbole de validation, illustrant l’analyse des chromosomes

Cette technique, aussi appelée CGH array, permet de repérer des anomalies chromosomiques ou l’existence de grands morceaux d’ADN (ou de gènes) en plus ou en moins.

Le principe de la puce est de comparer l’ADN d’un patient à de l’ADN standard. Cela permet de voir s’il y a une augmentation ou une diminution anormale du matériel génétique qui pourrait expliquer la maladie recherchée.

Les séquenceurs sont parfois utilisés non pas pour « lire » l’ADN, mais pour permettre de compter le nombre de chromosomes et donc de mettre en évidence, par exemple, la présence de monosomie (un chromosome en moins) ou de trisomie (un chromosome en plus).


Recevoir les résultats de l’examen génétique

La durée nécessaire à la réalisation d’un examen génétique varie : certains ne demandent que quelques jours, d’autres nécessitent plusieurs mois.
Elle dépend notamment de :

  • La technique utilisée ;
  • L’anomalie recherchée ;
  • La nécessité éventuelle de combiner plusieurs techniques afin d’aboutir à un diagnostic.

Une fois les résultats de l’examen génétique disponibles :

Illustration d'une consultation médicale : un médecin assis derrière un bureau discute avec une patiente assise en face de lui

Le diagnostic est rendu par le médecin prescripteur lors d’une consultation individuelle.
Il est possible que l’ensemble des analyses réalisées ne permette pas de poser le diagnostic. Cependant, les techniques et les connaissances en génétique se développent très rapidement. Il est possible qu’une impasse diagnostique actuelle puisse trouver une réponse d’ici quelques années.

Il arrive également de trouver d’autres anomalies non recherchées au départ :

Lorsqu’on analyse les chromosomes ou plusieurs gènes (caryotype, séquençage ou puces), une anomalie génétique non recherchée initialement peut être découverte. Au moment de la prescription, votre médecin vous détaillera les modalités d’information de ces résultats particuliers.


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