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Accélérer l’avancée des connaissances en génomique : séquencer l’exome

La génétique médicale en France

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Comprendre

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Illustration d'une cellule et de l'ADN pour expliquer les fonctions des gènes

Tous les gènes ont des fonctions spécifiques.
Cependant, la fonction de tous les gènes n’est pas toujours connue.

Patient face au stress du diagnostic génétique et aux maladies génétiques

Chaque gène présente de nombreuses variations à l'origine de la diversité des individus. Certaines variations d'un ou plusieurs gènes sont à l'origine de maladies génétiques.

Il est important d’identifier la modification de l’ADN au sein des gènes, responsable de la maladie de la personne.

ll existe plus de

6 000

maladies génétiques répertoriées chez l’être humain

pour seulement

3 200

gènes responsables identifiés.

La prise en charge de ces maladies est compliquée en raison de la
difficulté tant du diagnostic que du développement de thérapies
pour ces pathologies qui regroupent peu de malades.

Améliorer la connaissance des
maladies génétiques

Illustration d'une séquence d'ADN et de l'ordre des bases

Une meilleure connaissance de ces maladies et donc de leur prise en charge passe par une analyse approfondie du génome, à la recherche des mutations impliquées dans ces maladies génétiques.

Malheureusement, l’identification des gènes en cause dans ces maladies s’avère très difficile du fait de la diversité des mutations à mettre en évidence dans le patrimoine génétique d’une personne (le génome humain).

Observation d'une séquence d'ADN à la loupe pour identifier les mutations

La prise en charge de ces maladies est compliquée en raison de la
difficulté tant du diagnostic que du développement de thérapies
pour ces pathologies qui regroupent peu de malades.

Scientifique analysant l'ADN en laboratoire pour la recherche en génomique

Le séquençage de l’exome

Les évolutions technologiques permettent une approche plus ciblée de la détection des maladies génétiques : le séquençage de l’exome

Exome (m) :

Le terme "exome" désigne une partie des gènes,
environ 1,5 % des 20 000 gènes, qui regroupe plus de 85 % des mutations associées aux maladies génétiques.

Schéma de l'exome et des gènes encore mal connus en génétique

Il est aujourd’hui possible d’analyser les
20 000 gènes en même temps grâce à
ce séquençage.

Analyse de l'ADN et du séquençage de l'exome en un temps réduit
Technicien analysant les données génétiques sur ordinateur

Il apporte des réponses sur les variations génétiques par rapport à des gènes de référence dont l’interprétation est à ce jour moins difficile que celle de l’analyse du génome.

Médecine et espoir diagnostique pour les maladies génétiques

Le décryptage du seul exome accélère l’avancée des connaissances en génomique et représente un espoir diagnostique et thérapeutique pour les patients atteints de maladie génétique aux origines non identifiées.

Quels gènes seront testés ?

Ciblage des gènes et mutations analysés dans le séquençage de l'exome

Les gènes connus pouvant être à l’origine de la maladie seront analysés dans un premier temps.

Recherche d'anomalie génétique sur l'ensemble de l'exome

Si aucune modification génétique n’est trouvée, l’ensemble de l’exome sera alors étudié dans l’espoir d’identifier le gène qui pourrait être responsable de la survenue de la maladie.

Quel type de prélèvement pour le
séquençage de l’exome ?

Prélèvement sanguin et échantillon d'ADN pour le séquençage de l'exome

Une prise de sang suffit à partir de laquelle l’ADN sera extrait. Il est souvent demandé un échantillon de sang des parents du patient afin de mieux interpréter les résultats de l’analyse de l’exome.

Consentement du patient avant une analyse génétique

Avant tout prélèvement, le patient ou son représentant légal devra donner son consentement par écrit et sur lequel il peut revenir à tout moment de sa prise en charge.

Différentes issues possibles pour le patient après le
séquençage de l’exome


A l’issue du séquençage de l’exome, plusieurs issues sont possibles :

Résultat positif : modification génétique identifiée, diagnostic posé

L’équipe médicale identifie une ou plusieurs modifications génétiques qui pourraient expliquer la maladie du patient.

Un diagnostic est ainsi posé permettant d’adapter le conseil génétique pour la famille.

Résultat incertain : modification génétique identifiée sans lien assuré avec la maladie

Une ou plusieurs modifications génétiques ont été identifiées mais elles ne permettent pas d’établir assurément le lien avec la maladie.

Dans ce cas, il peut être proposé au patient de poursuivre les tests chez d’autres membres de sa famille. Le médecin aide le patient en vue d’informer sa famille et de lui demander de réaliser des tests génétiques complémentaires.

Aucune modification génétique trouvée, poursuite des analyses possible

Si aucune modification pouvant expliquer la maladie du patient n’est trouvée, les analyses pourront être poursuivies au fil de l’évolution des connaissances en génétique.

Il est possible que le séquençage de l’exome révèle des informations génétiques qui ne sont pas en lien avec la maladie initiale pour laquelle l’exome a été étudié.

Ces informations génétiques peuvent concerner l’identification de mutations connues pour leur implication dans la survenue possible d’une pathologie.

Découverte fortuite d'informations génétiques lors du séquençage de l'exome

Par exemple :
Il est possible de découvrir une prédisposition au cancer ou une maladie cardiaque chez le patient, sans avoir eu l'intention de la chercher.

Les conséquences pour le patient ou les membres de sa famille peuvent être importantes. C’est la raison pour laquelle la décision de dévoiler ou non ces informations découvertes de façon fortuite doit être discutée entre le patient et les médecins avant la réalisation du test.

Consultation génétique entre le patient et le médecin pour discuter des résultats

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Histoire de la génétique médicale

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Portrait illustré de Gregor Mendel avec des représentations de chromosomes

Découverte des lois de l'hérédité

par George Mendel

Illustration vectorielle d’un microscope de laboratoire à côté d’une boîte de Petri avec coche de validation, symbole d’analyse scientifique et de contrôle qualité

L’hérédité à un lien avec le noyau de nos cellules

C’est la découverte réalisée en 1880 par les biologistes allemands OSCAR HERTWIG et EDUARD STRASBURGER, grâce à des observations au microscope et des raisonnements théoriques.

Illustration du généticien Walter Sutton symbolisant une découverte scientifique par une ampoule électrique.

La théorie chromosomique de l’hérédité

est proposée par Walter Sutton.

Illustration de deux chromosomes en forme de X représentant des gènes, avec le mot GÈNES écrit en dessous en vert

Les chromosomes sont les supports des gènes

Cette découverte est réalisée par Thomas Morgan.

Portrait illustré de Gregor Mendel avec des représentations de chromosomes

Découverte de la structure en double hélice de l’ADN

par Francis Crick, James Watson, et Maurice Wilkins.

Portrait illustré de Joe Tjio en costume avec nœud papillon, tenant une calculatrice affichant des chromosomes pour symboliser le calcul du nombre de chromosomes humains.

Réalisation du ler compte exact des chromosomes humains

par Joe Hin Tjio.

Caryotype humain montrant une trisomie 21, également connue sous le nom de syndrome de Down. Le chromosome 21 est entouré d'un cercle rouge, révélant la présence de trois copies au lieu des deux habituelles.

Un lien est établi entre un handicap mental et une anomalie chromosomique

Raymond Turpin, Jérôme Lejeune et Marthe Gauthier découvrent l'existence d'un chromosome en trop sur la 21e paire.

Représentation de l'ADN et de la mécanique pour illustrer les concepts de biotechnologie et de recherche scientifique

Le code génétique est mis à jour

grâce à François Jacob, Jacques Monod et André Lwoff qui découvrent le fonctionnement des gènes.

Illustration d’une main tenant un livre ouvert montrant une double hélice d’ADN, symbolisant la lecture scientifique et la génétique

Mise en place
du séquençage

C’est le début de la lecture des gènes.

Homme de Vitruve moderne stylisé avec cheveux roux, corps nu aux bras et jambes dédoublés, devant une hélice d’ADN, illustrant l’anatomie humaine et la génétique.

Lancement du programme de séquençage entier du génome humain

Le « Human Genome Project » voit le jour pour comprendre, dépister, prévenir et tenter de soigner les maladies génétiques.

Remplir l'alt

Premier succès partiel de la thérapie génique

chez une fillette atteinte d’un déficit immunitaire.

Loupe grossissant une séquence d’ADN composée des lettres G A C T, symbolisant l’analyse du code génétique et la recherche en génomique.

Mise à disposition de la cartographie du génome humain

qui permet d'accélérer les recherches sur les maladies génétiques.

Remplir l'alt

Découverte de nouvelles technologies

comme les puces à ADN et les techniques d'amélioration du diagnostic, vers le milieu des années 1990.

Illustration textuel : Depuis les annéees 2000

Amélioration permanente

des techniques d'analyses des chromosomes et des gènes

Illustration de type homme de Vitruve entouré d’ADN, portant l’inscription 20 000 gènes pour représenter le nombre de gènes chez l’être humain.

Séquençage
du génome humain

Il est établi que l'espèce humaine possède environ 20 000 gènes.

Le séquençage du premier génome entier a duré 10 ans et a coûté plus de 2 milliards
de dollars !

Aujourd'hui, il coûte environ 1 000 euros et prend
environ 15 jours.

Augmentation du nombre de personnes qui bénéficient de tests génétiques et des diagnostics, ce qui permet une meilleure prise en charge des patients et de leur famille.

Dessin animé chaleureux d'une équipe soignante accompagnant une famille heureuse et des personnes âgées dans une ambiance conviviale

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Techniques d’analyse génétique

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Illustration d'une femme regardant dans un microscope avec un tube de laboratoire à côté d'elle

Lorsque le contexte médical, personnel ou familial évoque une maladie d’origine génétique, un médecin peut être amené à prescrire un examen génétique. Plusieurs méthodes d’analyses peuvent être utilisées.

Illustration d'une femme regardant dans un microscope avec un tube de laboratoire à côté d'elle
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Le plus souvent, une prise de sang pour le patient

Le principe d’un examen génétique est d’analyser le matériel génétique (ADN ou chromosomes) qui se trouve dans vos cellules.

Pictogramme de tubes de laboratoires

Le plus souvent, l’analyse est réalisée par une prise de sang.

Certaines situations particulières nécessitent un autre type de prélèvement comme par exemple :

  • La salive ;
  • Les cellules de la peau ;
  • Les cellules musculaires.

Illustration d'un foetus

Dans le cas d’un diagnostic prénatal (DPN) au cours d’une grossesse, en fonction de la situation et du terme de la grossesse, l’analyse génétique du fœtus peut être réalisée à partir de :

  • Un échantillon de liquide amniotique (liquide dans lequel se trouve le fœtus) ;
  • Un échantillon de cellules du trophoblaste (futur placenta) ;
  • Une prise de sang chez la mère (de l’ADN issu du fœtus circule en petite quantité dans le sang de la mère).

Le prélèvement est transmis à un laboratoire d’analyse spécialisé. L’analyse et la méthode utilisée dépendent de l’indication de la maladie recherchée.

Pictogramme d'un point d'interrogation
Pictogramme d'un point d'interrogation

Où se trouve l'ADN dans le corps humain ?

L’ADN (acide désoxyribonucléique) se situe dans le noyau de chacune des cellules du corps humain. La molécule d’ADN est la base de notre information génétique : elle contient toutes les informations nécessaires au développement et au fonctionnement du corps.


Analyser les chromosomes

Si l’anomalie résulte d’un problème au niveau du chromosome, on parle d’anomalie chromosomique.

Ce type d’anomalies peut notamment être dû à :

Illustration stylisée de chromosomes : deux chromosomes bleus appariés et un chromosome rouge supplémentaire, symbolisant une anomalie chromosomique.

La présence d’un chromosome supplémentaire sur une des paires (trisomie)

Illustration de deux chromosomes côté à côté, dont un grisé représentant l'absence d'un chromosome

L’absence d’un chromosome sur une des paires (monosomie)

Illustration chromosome manquante

La présence ou l’absence d’une partie d’un chromosome seulement

Pour identifier ces anomalies chromosomiques, différentes méthodes d’analyse peuvent être demandées selon l’indication parmi lesquelles :

Illustration d’un caryotype montrant plusieurs paires de chromosomes alignés en grille

Le caryotype consiste à observer l’ensemble des chromosomes constituant le patrimoine génétique d’un individu.

Une étape de culture des cellules est nécessaire (2 à 3 semaines) afin que les chromosomes puissent être observés au microscope au moment où ils se divisent (seul moment où ils sont visibles). On pourra ainsi les classer par paire, et en vérifier le nombre, la forme et la structure.

Chromosome observé à la loupe, représentant une analyse FISH en génétique

L’analyse par FISH est une technique qui permet de voir une zone spécifique d’un chromosome, contrairement au caryotype qui permet de tous les analyser. Elle est proposée lorsque les signes cliniques orientent l’examen génétique vers un chromosome précis.

Le principe de l’analyse par FISH est de rendre fluorescente la zone du (ou des) chromosome(s) que l’on veut observer au microscope. Cet examen est généralement plus rapide et permet de visualiser des anomalies de trop petite taille pour être identifiées sur le caryotype.


Analyser les gènes

Si l’anomalie résulte de la modification d’un gène (ADN), on parle généralement de mutation. Ces mutations peuvent entraîner des dysfonctionnements plus ou moins graves : on parle alors de maladie génique. Dans cette situation, la maladie peut être :

Brin d’ADN avec une étoile rouge indiquant une anomalie génétique unique

Monogénique
La maladie résulte de la mutation d’un seul gène

Brin d’ADN avec plusieurs étoiles rouges symbolisant des anomalies génétiques multiples

Polygénique
La maladie résulte de la mutation de plusieurs gènes

Pour identifier ces mutations, on utilise une méthode de séquençage des gènes.

Double hélice d’ADN à côté de barres colorées avec les lettres G C A T représentant le séquençage de l’ADN

Le principe du séquençage est la lecture du code génétique pour repérer une erreur parmi les gènes (appelée aussi mutation). L’appareil qui permet cette lecture s’appelle un séquenceur.

Contrairement aux chromosomes, l’ADN n’est pas visible au microscope. Une étape préalable est donc nécessaire pour que le séquenceur puisse lire le gène. Elle consiste à reproduire le fragment d’ADN en plusieurs millions de copies identiques (technique dite de PCR (polymerase chain reaction)).

Une fois amplifié, l’ADN peut alors être lu.

Les nouvelles générations de séquenceurs (NGS pour l’anglais new generation sequencing) permettent cette lecture de manière beaucoup plus rapide. Ces techniques sont généralement utilisées pour lire plusieurs gènes en même temps, voire l’ensemble des gènes d’une personne si l’indication le nécessite (on parle alors d’exome). Néanmoins, plus le nombre de gènes séquencés est important, plus le temps d’interprétation sera long.


Analyses mixtes (chromosomes et gènes)

Certaines techniques plus récentes mixent l’approche de cytogénétique (analyses des chromosomes) et de la génétique moléculaire (analyse des gènes).

Deux doubles hélices d’ADN, l’une avec un marqueur rouge d’anomalie et l’autre avec un symbole de validation, illustrant l’analyse des chromosomes

Cette technique, aussi appelée CGH array, permet de repérer des anomalies chromosomiques ou l’existence de grands morceaux d’ADN (ou de gènes) en plus ou en moins.

Le principe de la puce est de comparer l’ADN d’un patient à de l’ADN standard. Cela permet de voir s’il y a une augmentation ou une diminution anormale du matériel génétique qui pourrait expliquer la maladie recherchée.

Les séquenceurs sont parfois utilisés non pas pour « lire » l’ADN, mais pour permettre de compter le nombre de chromosomes et donc de mettre en évidence, par exemple, la présence de monosomie (un chromosome en moins) ou de trisomie (un chromosome en plus).


Recevoir les résultats de l’examen génétique

La durée nécessaire à la réalisation d’un examen génétique varie : certains ne demandent que quelques jours, d’autres nécessitent plusieurs mois.
Elle dépend notamment de :

  • La technique utilisée ;
  • L’anomalie recherchée ;
  • La nécessité éventuelle de combiner plusieurs techniques afin d’aboutir à un diagnostic.

Une fois les résultats de l’examen génétique disponibles :

Illustration d'une consultation médicale : un médecin assis derrière un bureau discute avec une patiente assise en face de lui

Le diagnostic est rendu par le médecin prescripteur lors d’une consultation individuelle.
Il est possible que l’ensemble des analyses réalisées ne permette pas de poser le diagnostic. Cependant, les techniques et les connaissances en génétique se développent très rapidement. Il est possible qu’une impasse diagnostique actuelle puisse trouver une réponse d’ici quelques années.

Il arrive également de trouver d’autres anomalies non recherchées au départ :

Lorsqu’on analyse les chromosomes ou plusieurs gènes (caryotype, séquençage ou puces), une anomalie génétique non recherchée initialement peut être découverte. Au moment de la prescription, votre médecin vous détaillera les modalités d’information de ces résultats particuliers.


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De nouvelles technologies au service du diagnostic des maladies rares

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Un film pour comprendre l’apport du séquençage haut débit dans le diagnostic des maladies rares.

Ce film a été réalisé à l’attention des étudiants en médecine devant se familiariser avec ces nouvelles technologies et à l’attention des familles auxquelles cette technologie a été proposée et qui souhaiteraient avoir plus d’explications.
Vidéo réalisée en 2015.


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