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Les maladies génétiques

Patients et maladies génétiques

Six exemples de maladies génétiques

On dénombre environ 6 000 maladies génétiques dans le monde. Leurs causes sont aussi diverses que les symptômes qui en découlent. Cet article donne un aperçu du fonctionnement de six maladies génétiques. Il montre qu’il n’existe pas UNE maladie génétique mais DES maladies génétiques avec chacune ses particularités.

Pour en savoir plus sur une maladie génétique particulière, consultez le portail de référence des maladies rares Orphanet.

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La mucoviscidose

La mucoviscidose touche les voies respiratoires et le système digestif.
C’est la maladie génétique la plus fréquente dans les populations occidentales (environ 1 nouveau-né sur 4 000). En France, le dépistage néonatal généralisé permet le diagnostic de plus de 95 % des cas depuis 2002.

Cette maladie provient d’une dérégulation du transport du chlore dans les cellules qui augmente la viscosité du mucus (sécrétions). Ce mucus s’accumule ensuite dans les voies respiratoires et digestives, ce qui provoque les symptômes.

Ses principaux symptômes :

  • Encombrements bronchiques ;
  • Infections respiratoires ;
  • Problèmes digestifs ;
  • Stérilité masculine.

La dérégulation cellulaire de la mucoviscidose est causée par une mutation des deux copies du gène CFTR, situé sur le chromosome 7.
C’est une maladie autosomique récessive (c’est-à-dire transmise par les deux parents à la fois).

Schéma illustrant une transmission héréditaire avec un risque de 25 %, montrant les chromosomes des parents et la possibilité pour l’enfant d’hériter ou non d’une anomalie génétique.

Les parents d’un enfant atteint sont porteurs d’une seule mutation, sans conséquence pour leur propre santé. Mais chacun de leurs enfants a une probabilité de 1 sur 4 d’hériter des deux mutations parentales et d’être atteint de la maladie.


La neurofibromatose de type 1

Il existe différents types de neurofibromatose. Celle de type 1 est la plus courante et touche environ 1 personne sur 4 000.

Les manifestations cliniques sont très variables d’une personne à l’autre, même au sein d’une même famille.

Les manifestations cutanées de type « taches café-au-lait » (taches sombres sur la peau) sont les plus fréquentes.

Parmi les autres symptômes possibles, on trouve des tumeurs bénignes de tailles variables (appelées neurofibromes), plus ou moins invalidantes, situées le long des nerfs ou sur la peau.

Une petite proportion des malades est concernée par des complications graves, essentiellement des tumeurs malignes.

La neurofibromatose est causée par une mutation du gène NF1 situé sur le chromosome 17.

C’est une maladie autosomique dominante ce qui signifie que même si un seul des deux allèles du gène est muté, la personne est malade.

Le risque pour une personne de transmettre la maladie à son enfant est de 1 sur 2.

Il existe un taux élevé de mutations spontanées (appelées aussi « mutation de novo »).

Cela signifie que, dans la moitié des cas, la neurofibromatose de type 1 apparait sans aucun antécédent familial (ni le père, ni la mère ne sont malades).


La trisomie 21

Également appelée syndrome de Down, la trisomie 21 résulte d’une anomalie chromosomique.

Les conséquences habituelles de cette maladie sont :

  • Déficience intellectuelle variable ;
  • Aspect caractéristique du visage (qui n’empêche pas l’enfant d’avoir des traits de ressemblance avec ses parents) ;
  • Diminution du tonus musculaire ;
  • Malformations d’importance variable (le plus souvent du cœur ou de l’appareil digestif).
Illustration représentant trois chromosomes, dont un supplémentaire en rouge, symbolisant la trisomie 21

La trisomie 21 résulte d’une anomalie chromosomique provoquée par la présence d’un troisième exemplaire (complet ou partiel) du chromosome 21.
Elle survient sans aucun antécédent familial dans la grande majorité des cas, souvent en lien avec un âge maternel élevé.


L’hémophilie

L’hémophilie touche essentiellement les garçons (environ 1/5 000). C’est une maladie hémorragique héréditaire due à l’absence ou au déficit d’un facteur de coagulation.

L’hémophilie est à l’origine de saignements spontanés ou consécutifs à des traumatismes, même mineurs.

Les saignements articulaires (appelés des hémarthroses) sont responsables de douleurs et peuvent aboutir à une destruction de l’articulation.

Le gène de l’hémophilie est situé sur le chromosome X, ce qui explique le mode de transmission.

Illustration simplifiée montrant la présence de trois chromosomes 21, caractéristique de la trisomie 21.

Seuls les garçons sont touchés car ils ne possèdent qu’un seul chromosome X (obligatoirement transmis par la mère), les femmes porteuses de la mutation n’étant que conductrices.

Une femme conductrice peut transmettre son anomalie génétique avec une probabilité de 1 sur 2 à chacun de ses enfants : un garçon sur deux sera atteint, une fille sur deux sera conductrice.


Les myopathies

Les myopathies constituent un ensemble de maladies neuromusculaires dont la plus connue est la myopathie de Duchenne (1 nouveau-né de sexe masculin sur 3 300). Il en existe beaucoup d’autres, d’expression et de transmission variables.

Illustration d’un bras fléchi montrant le muscle du biceps, symbolisant une maladie musculaire (myopathie)

Les symptômes varient dans leurs manifestations et leur intensité en fonction du type de myopathie.

Généralement, ces maladies se traduisent par une faiblesse musculaire généralisée.

Cela provoque souvent des problèmes cardiaques et respiratoires.

Chaque type de myopathie correspond à une protéine déficiente différente, jouant un rôle dans la fabrication et le fonctionnement des muscles ou dans la jonction entre muscles et nerfs.

Il existe environ une centaine de gènes différents en cause dans les myopathies : certains sont liés au chromosome X, d’autres sont à transmission autosomique récessive ou dominante.


La drépanocytose

La drépanocytose est une maladie génétique du sang qui affecte plus particulièrement les populations d’origine africaine, environ 50 millions de personnes dans le monde.

La drépanocytose se caractérise par une anomalie de l’hémoglobine, contenue au sein des globules rouges, qui assure le transport de l’oxygène vers les tissus. L’hémoglobine anormale va entraîner une déformation et une rigidité anormale de ces globules.
Les globules rouges anormaux sont détruits en excès (leur nombre est alors réduit au sein de l’organisme), ce qui devient source d’anémie chronique (un appauvrissement du sang, provoquant un état de faiblesse).
De plus, ils ont tendance à se fixer les uns aux autres et obstruer les vaisseaux sanguins. Ces « crises vaso-occlusives » sont douloureuses et sources d’infections.

La drépanocytose est causée par une mutation du gène HBB, en charge de coder l’un des constituants de l’hémoglobine, situé sur le chromosome 11.

Schéma illustrant une transmission héréditaire avec un risque de 25 %, montrant les chromosomes des parents et la possibilité pour l’enfant d’hériter ou non d’une anomalie génétique.

C’est une maladie autosomique récessive : la personne n’est malade que si elle porte les deux copies mutées du gène HBB.
Si les parents d’un enfant atteint sont porteurs d’une seule mutation, chacun de leurs enfants a une probabilité de 1 sur 4 d’hériter des deux mutations parentales et d’être atteint de la maladie.

Pictogramme d'un point d'interrogation
Pictogramme d'un point d'interrogation

Les symptômes d'une maladie génétique apparaissent-ils dès la naissance ?

Pas forcément. Certaines maladies génétiques se manifestent dès la naissance ou la petite enfance. D’autres ne deviennent visibles qu’après plusieurs années, passées sans symptômes visibles. Avant cela, la personne est porteuse de la maladie mais ne présente aucun signe, aucun symptôme : on dit qu’elle est asymptomatique.


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